Psychopathologie et projets de l’Âme

«Se libérer de l’égo c’est d’abord le connaître» citation Zen

Les Dsm3- Dsm4 et 5 nous donnent une description détaillée des troubles mentaux. L’expérience démontre qu’il est utile de connaître l’origine des symptômes mais pour aller vers quoi ?

Si nous limitons notre vision qu’au plan psychologique nous ne pouvons qu’observer constater et tenter de proposer des hypothèses pour amener les patients à atteindre la voie de dégagement de la sublimation (considérée comme guérison psychologique notamment par la Psychanalyse Freudienne). La sublimation reste toutefois un mécanisme de défense.A la Sigmund Freud University et à l’Ecole Européenne de Philosophie et Psychothérapie Appliquée, nous sommes partis des travaux de Carl Gustav Jung et des théories Existentielles pour émettre des hypothèses en élargissant notre regard sur la Psychopathologie. Notre première question a été : «Et si l’Ame avait construit l’Ego pour s’adapter le mieux possible à son environnement ?»

Sur cette base, le dessein de l’Âme ne serait-il pas d’inclure cette construction pour ensuite
discerner ce qui lui ressemble de ce qui ne lui ressemble pas ? De nombreux courants spirituels font de l’Ego l’ennemi à éloigner voir à abattre. Notre approche holistique invite à unir l’égo et l’Âme pour mieux les distinguer. Jung définit l’Âme comme la combinaison du Moi et du Soi, ce qui n’est que différence de sémantique. C’est ainsi que la connaissance de la Psychopathologie.(Origine des angoisses, mécanismes de défense, analyse des rêves, de l’inconscient dans ses zones d’ombre et de lumière , la psychosomatique) pourrait être un atout majeur vers la conscience du projet de l’Âme dans son chemin d’évolution. Un projet qui inclurait ce que propose Irvin Yalom : chaque personne est à 100% responsable (apte à répondre) des événements de sa vie.

Un projet qui, par son invitation au mouvement, proposerait une cohérence du chemin de Vie de chacun. Par exemple, passer du déni à l’acceptation de la culpabilité, de la terreur et de la honte dont parle Otto Rank lorsqu’il décrit ce qui accompagne la naissance qu’il estime être l’un des plus grands traumatismes psychologiques Par cette acceptation, le processus alchimique et donc de transformation s’enclencherait et diminuerait les défenses. La défense ne peut être confondue avec la protection. La défense est réactionnelle alors que la protection fait partie de notre potentiel si toutefois nous savons la reconnaître (instinct, intuition, maturité affective, générosité entre autres).

Reconnaître que la Vie en chacun peut nous soutenir par sa Présence en nous et à travers nous, peut nous amener à remplacer graduellement les mécanismes de défense en véritable sécurité intérieure ! C’est dans cette Éthique et cette philosophie que les enseignants de l’EEPA et de la SFU-Paris abordent la Psychopathologie. Les étudiants sont, en général, passionnés par cette approche singulière. Au delà d’une théorie de la psychopathologie qui pourrait les identifier encore plus à leur ego, ils peuvent se distancier des diagnostics et retrouver une certaine puissance pour observer voire maîtriser les conséquences des faiblesses de l’ego. Ils apprennent à changer de regard et d’envisager chaque épreuve pour eux et pour les futurs patients comme des expériences pleine d’enseignement. Un regard du point de vue de l’Âme, qui pourrait donner du sens et de la cohérence aux questions  existentielles que de plus en plus de personnes se posent dans un monde en transition.

Nicole Aknin

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